Pour une prévention nationale
Mardi 2 décembre 2003Genève, le 2 décembre 2003
L’Association STOP SUICIDE place beaucoup d’espoirs dans la création de l’Initiative pour la prévention du suicide en Suisse (IPSILON), à l’initiative de la Fédération des médecins suisses (FMS).
En effet, depuis notre création en décembre 2000, nous réclamons un programme législatif national de prévention du suicide. De même, avec notre pétition qui circule actuellement (« Pétition pour une prévention efficace du suicide », « Petition für eine effiziente Selbstmordverhütung »), nous demandons que 0,7 % du budget de fonctionnement du Département fédéral de l’intérieur soit consacré à la prévention du suicide, tant médicale que sociale, tant pour les jeunes que pour les adultes et les personnes âgées. À cette fin, nous proposons que le Confédération nomme une délégation à la prévention du suicide.
Ainsi, la création d’IPSILON est une très bonne chose et suscite en nous de grands espoirs.
Ceci, principalement parce que cette Association a pour vocation de mélanger tant les acteurs sociaux de prévention du suicide (Pro Mente Sana, Fondation Children Action, Arc en ciel, La main tendue, Croix-Rouge suisse, Pro juventute, Refugium, Equilibrium, PréSuiFri ou encore STOP SUICIDE) que les milieux médicaux de prévention (Fédération suisse des psychologues, Hôpitaux universitaires de Genève – CEPS, Société suisse de psychiatrie,, Association suisse d’intervention de crise et de prévention du suicide, Société suisse de psychiatrie et de psychothérapie d’enfants et d’adolescents, Association suisse des psychothérapeutes, Fédération des médecins suisses) et les Églises (Caritas suisse, Fédération des églises protestantes de la Suisse). Ainsi, il nous semble que ceci va, précisément, dans le sens espéré depuis toujours par STOP SUICIDE : un regroupement pour une prévention nationale et, surtout, une collaboration nationale pour une prévention efficace du suicide.
STOP SUICIDE tentera donc d’apporter sa pierre à l’édifice : nous allons porter une expérience de prévention sociale (tant par des actions symboliques que par notre Espace de parole) et de lobbying politique (comme nous le faisons depuis notre création à Genève). STOP SUICIDE aura aussi des propositions à formuler : le travail que nous avons entrepris contre les sites d’incitation au suicide pourrait par exemple être relayé par IPSILON.
Enfin, nous sommes persuadés que ce regroupement permettra un travail efficace en faveur de la prévention du suicide et qu’ainsi une base légale de prévention sera obtenue et les financements nécessaires débloqués.