Lutter contre le suicide des jeunes homosexuels
Mardi 22 juillet 2003Genève, le 22 juillet 2003
Nous vous informons, par la présente, que l’Association STOP SUICIDE organise une conférence-débat sur le thème du suicide lié à l’homosexualité, le 13 novembre 2001, à 19h.30, à la Maison des Associations (rue des Savoises 15, Genève).
Les participants seront :
• Stéphane Riethauser, Coordinateur de la Commission Jeunesse et Ecole de l’antenne gaie suisse Pink cross, fondateur de Lambda éducation, auteur de A visage découvert
• Aurélie Jaecklé, étudiante, co-fondatrice et co-présidente de STOP SUICIDE
La soirée sera animée par Corinne Aublanc, journaliste au quotidien romand Le Courrier.
Cette soirée ne sera pas un éloge de l’homosexualité, mais tentera d’aborder ouvertement le suicide et l’homosexualité, deux tabous de notre société, car un jeune homosexuel sur quatre fait une tentative de suicide (voir Incidence du développement de l’identité sexuelle sur les risques de contamination par le HIH chez les homosexuels et bisexuels de 25 ans et moins en Suisse romande, par Dr. Pierre Chochand, Service de psychiatrie de liaison, Département universitaire de psychiatrie adulte, CHUV, p. 45).
Dès lors, une question s’impose : « l’homosexualité : exclusion ? » Un jeune homosexuel (homme comme femme) sur quatre tente de mettre fin à ses jours, parce qu’il est exclu d’un groupe qui n’accepte que les femmes aimant les hommes ou les hommes aimant les femmes. Comment faire pour avoir le droit de vivre sa vie amoureuse et sexuelle, lorsque l’on sent le petit frisson de dégoût et de rejet qui parcourt ceux à qui on annonce qu’on est homosexuel ? Pourtant, il est possible que deux femmes se tiennent la main, que deux hommes se tiennent la main. N’y a-t-il pas plusieurs façons respectables de vivre sa sexualité ?
Mais une deuxième question fait également surface : « exclusion : suicide ? » Un des facteurs indiscutables du suicide des adolescents et des jeunes adultes est l’exclusion. Dès lors, est-ce étonnant de savoir que 25% des jeunes homosexuels tentent de se suicider ? Parce qu’il n’est pas normal que des jeunes mettent fin à leur vie uniquement parce qu’ils ne correspondent pas à la majorité, il nous faut faire tomber le tabou que représente encore l’homosexualité. Est-il possible d’éviter ces suicides, uniquement dus à l’exclusion ?
Parce qu’il n’est pas normal qu’un jeune homosexuel sur quatre tente de mettre fin à ses jours, il faut en parler, pour que l’on puisse ensuite agir. Comment agir ? Nous le verrons.