Rapport de l’OMS sur la violence et la santé
Jeudi 3 octobre 2002Genève, le 3 octobre 2002
Le 3 octobre 2002, l’Organisation mondiale pour la santé a rendu public son « Global report on violence and health », par rapport à la violence contre soi ou contre autrui liée à la santé.
Première réaction de l’Association STOP SUICIDE :
En ce qui concerne les chiffres du suicide des jeunes, rien de nouveau : le suicide reste une des premières causes de mortalité chez les jeunes (sachant qu’actuellement en Suisse c’est la première cause de mortalité du groupe de 15 à 24 ans).
Les comportements à risque et les comportements violents des jeunes sont aujourd’hui, notamment avec la vague politique sécuritaire, à des tentatives d’agression, à de la violence. Ce rapport établit ce que STOP SUICIDE revendique depuis sa création : il est trop facile de croire que de tels comportements ne sont que le fruit d’une envie de violence face à soi, à autrui ou à la société. Sans dire que tous les comportements de violence sont le fruit d’un mal-être personnel, ce rapport permet aujourd’hui de faire le lien : nous devons comprendre les violences des jeunes !
Pour se faire, il faut mettre en place des programmes législatifs de prévention du suicide, de l’anorexie et de la boulimie, etc., aux côtés de ceux de la consommation de tabac, de drogue et de consommation excessive d’alcool. Un certain pourcentage des comportements violents pourrait ainsi être prévenu : promouvoir toujours la santé – même s’il est évident que c’est louable – exclu un pourcentage de jeunes qui ne peut dès lors plus que s’exprimer mal d’une mauvaise manière.
Parce que chacun mérite d’être écouté et de pouvoir s’exprimer, STOP SUICIDE appel encore à prendre en compte les minorités, de mettre sur pied de réels moyens de prévention, d’aide et de suivi des personnes qui vont mal, afin de prévenir toute une partie de la violence des jeunes, contre soi-même, contre autrui ou contre la société.
STOP SUICIDE continuera à s’engager dans ce sens, en tentant de changer aussi les comportements individuels face à ceux qui vont mal, car ils existent et ils ont besoin d’aide.