Après la marche de mai 2002
Samedi 4 mai 2002Genève, le 4 mai 2002
Aujourd’hui, samedi 4 mai 2002, a eu lieu à Genève la deuxième MARCHE SILENCIEUSE STOP SUICIDE, après celle du 9 septembre 2000.
Cette deuxième marche, sous une pluie battante, a réuni une centaine de participants. 6’000 dépliants ont été distribué pour annoncer cette marche, notamment par des stands dans la rue.
Le cortège a suivi les rues basses, avant de monter en direction de l’Hôtel-de-Ville où le discours de Florian Irminger exigeait clairement que l’État s’engage en faveur de la prévention du suicide, notamment en créant une base légale, comme l’appel également la Conseillère fédéral Ruth Dreifuss dans le hors-série, « MARCHE SILENCIEUSE », de L’écho informatif de STOP SUICIDE. Le cortège a ensuite rejoint son lieu de départ, la Place Neuve, où plusieurs participantes ont pris la parole et où les masques ont été symboliquement déployés le long d’une haie.
STOP SUICIDE, mouvement majoritairement constitué de jeunes, doit maintenant s’interroger. Le premier point étant celui du tabou : alors que le tabou semble être vaincu auprès des médias –même si l’Association doit s’avouer très déçue de la couverture offerte par la presse avec laquelle elle a l’habitude de travailler–, la population semble (en tous les cas, la faible participation le prouve) se montrer encore très frigide face à ce fléau social qui ravage les plus jeunes de la société et qui concerne tout le monde, même si nous ne sommes pas tous concernés : on a encore trop tendance à croire que le suicide est uniquement un problème médical ou psychiatrique, alors que c’est aussi un problème social. Deuxièmement, STOP SUICIDE va réfléchir à la manière dont elle fait passer son message auprès des jeunes : le but de l’Association est de participer à la prévention du suicide des jeunes et d’être un lien entre les jeunes et les organes de prévention spécialisés, pourtant fort peu de jeunes étaient présents. Enfin, dernier point, STOP SUICIDE ne doit pas remettre en cause la possibilité de retourner dans les rues pour contrer le tabou du suicide : qu’il y ait une dizaine, une centaine ou un millier de participants, des numéros d’aide ont été diffusé et, peut-être, la marche sauvera-t-elle une vie (comme l’a déjà noté quelqu’un dans notre « livre d’or » de la marche 2002) !
À l’avis du Comité de l’Association, il n’est pas à l’ordre du jour non plus de remettre en question l’existence-même de STOP SUICIDE.
Enfin, dernière remarque, puisque la première marche silencieuse a permis la création de l’Association STOP SUICIDE, le Comité est en attente des répercussions qu’aura cette marche-ci, notamment au niveau politique.