Qui se tue dans le métro de Montréal ?
Brian L. MISHARA, Qui se tue dans le métro de Montréal ? Une étude détaillée des enquêtes du bureau du Coroner sur les suicides dans le métro de 1986 à 1995-1996, décembre 1996
Entre mars 1986 et la fin de l’année 1995, 146 décès sont survenus dans le métro de Montréal, dont 79% ont été identifiés par le bureau du Coroner comme étant des suicides. Dans la même période de temps, il y a eu également 323 tentatives de suicide, soit 2,6 tentatives de suicide dans le métro pour chaque décès par suicide ; 28% des tentatives de suicide dans le métro de Montréal sont fatales. De plus, la STCUM enregistre 362 interventions préventives avec des personnes suicidaires appréhendées avant de donner libre cours à leurs intentions suicidaires. Les coûts sociaux du suicide dans le métro sont très importants et comportent non seulement les pertes de vie humaine et les handicaps et blessures aux personnes ayant effectué des tentatives, mais aussi les effets à long terme sur une moyenne de 5 membres de l’entourage des personnes décédées, l’effet traumatique bien documenté sur les chauffeurs des trains du métro impliqués dans les décès ainsi que les effets traumatiques sur les utilisateurs de la STCUM qui assistent aux incidents suicidaires.
des programmes destinés aux jeunes et au grand public, visant à les équiper pour faire face au suicide.
