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Statistiques

STOP SUICIDE propose à cette page un aperçu des statistiques en matière de suicide des jeunes en particulier.


Dernières statistiques disponibles en Suisse (OFS, 2005) :


Organisation mondiale de la santé (OMS)


Site Internet infosuicide.org

infosuicide.org est une base de données générale sur le suicide. Le site Internet comporte tous les liens nécessaires pour des informations statistiques de toutes sortes.

Alliance genevoise contre la dépression
5 octobre 2009

Bien qu’il ne s’agisse pas de faire l’amalgame entre dépression et suicide puisque les deux problématiques ne sont pas systématiquement corrélées, STOP SUICIDE salue la démarche de l’AMG, l’Association des Médecins du canton de Genève, qui ose briser le silence concernant la dépression et le suicide.

Dans la lettre de l’AMG de septembre 2009 aux pages 3 et 4 en effet, l’Alliance genevoise contre la dépression, projet piloté par la Direction générale de la santé et par différents partenaires, souhaite "promouvoir le dépistage et le traitement de la dépression ainsi que la prévention du suicide".

Il est essentiel que le corps médical soit sensibilisé aux questions de la dépression ou à la problématique du suicide et ce document semble aller dans le sens de la prévention et de l’implication des différents partenaires médicosociaux et des institutions suisses.

Jugé incitatif, le suicide reste tabou dans la presse
22 juillet 2009

Si aucune loi ne s’y oppose, la presse s’interdit de relater les cas de suicide, comme le stipule le code de déontologie de la profession. Enquête.

Cela s’est passé près de chez vous. Monsieur X, comme 1300 autres personnes chaque année en Suisse, s’est donné la mort. Dans tout le village, ou dans tout le quartier, les gens ne parlent que de ça. Pourtant, aucune ligne n’en fait état dans la presse, même régionale. Depuis toujours, la presse romande s’interdit de parler du suicide. Que ce soit dans votre quotidien La Côte, dans Le Temps, dans Le Matin ou dans 24 heures, la même consigne est appliquée, avec plus ou moins de rigueur. Idem du côté de la police, comme des CFF (qui parlent d’accident de personne), qui refusent de communiquer. Pourquoi un tel silence alors que cette même presse se donne pour mission d’informer au mieux la population, et ce d’autant plus qu’aucune loi n’interdit d’en parler ?

Il s’agit d’un code de déontologie, explique Sylvie Arsever, journaliste au Temps et membre durant de nombreuses années du Conseil de la presse, organe qui édicte la liste des droits et devoirs des journalistes et qui veille à leur juste application. Nous sommes partis du principe, étayé par des études de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), que relater des cas de suicides avait un impact sur le lectorat. Cela peut être incitatif, poursuit Sylvie Arsever.

Phénomène de contagion Spécialiste de la question, le docteur Jacques Laget, médecin-psychiatre au service universitaire pour enfants et adolescents, à Lausanne, et membre du Groupe de prévention suicide Vaud, confirme le risque : il faut voir la chose de la manière suivante : une personne en détresse est comme un verre posé au bord d’une table. Il suffit alors de pas grand-chose pour secouer la table et voir le verre tomber à terre. Le phénomène de contagion existe.

Il existe pourtant certaines exceptions pour lesquelles le Conseil de la presse autorise de relater un suicide. Parmi celles-ci, le cas des célébrités ou, notamment, celui des suicides qui ont un fort écho public. Mais cela peut poser certains problèmes d’interprétation.

Ainsi, l’Association Stop Suicide, reconnue d’utilité publique et qui travaille pour la prévention auprès de la population, a saisi plusieurs fois le Conseil de la presse ces dernières années. Marie Lièvre, coordinatrice de Stop Suicide, explique : en 2006, nous avons porté plainte pour un article paru dans L’Illustré relatant sur une double page le suicide de Marc Pidoux (ndlr : fils de l’ancien conseiller d’Etat et parlementaire fédéral Philippe Pidoux). En 2007, c’était contre Le Matin pour un article relatant les pratiques de Dignitas et, toujours contre Le Matin et Le Matin Bleu, nous avons saisi le Conseil de la presse contre un article expliquant dans les détails la tentative de suicide de l’acteur français Samy Naceri. Dans les trois cas, nous avons gagné. Et la coordinatrice d’ajouter que son association a saisi une nouvelle fois ce même Conseil contre Le Matin dans le cadre des suicides collectifs au Pays de Galles. Le journal a jugé bon de faire figurer les photos des 17 victimes en première page, commente Marie Lièvre. Une affaire en cours.

En parler oui, mais pas n’importe comment Pourtant, Stop Suicide ne tient pas à brimer les journalistes. Au contraire. Il faut en parler pour rendre la population attentive. Parfois, un suicide peut être l’occasion de reparler des associations de prévention. Ce que nous voulons éviter, poursuit Marie Lièvre, c’est de parler des suicides avec sensationnalisme ; d’expliquer l’acte par des raisons simplistes, type rupture sentimentale ; de publier les photos des auteurs ; de glorifier ou d’entrer trop dans les détails. C’est pour ces raisons que nous avons porté plainte. Les exceptions tolérées par le Conseil de la presse semblent donc montrer une certaine limite dans le traitement puisqu’elles ne donnent aucune directive quant à la manière de relater l’information.

Jacques Laget ajoute : parler du suicide d’une célébrité peut paraître normal. Mais cela peut être contagieux. Une étude au Canada a démontré un lien patent entre le suicide d’un animateur de télévision renommé et les suicides de plusieurs personnes peu de temps après. Et ce dernier d’ajouter vouloir rencontrer les représentants des médias dans les mois à venir pour une table ronde.

(source : Rodolphe Haener pour Eclairage, publié le 8 juillet 2009)

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Données françaises
21 juillet 2009

Au niveau mondial le suicide figure parmi les trois premières causes de décès chez les 15-44 ans. L’OMS estime à 900 000 le nombre des décès dus au suicide chaque année, ce qui représente un décès toutes les 40 secondes. Le suicide est donc un problème majeur de Santé Publique. C’est pourquoi, en liens officiels avec l’OMS, l’association internationale pour la prévention du suicide (IASP) agit pour la prévention des comportements suicidaires et l’allègement des effets de ces comportements et, au niveau français, l’association Phare Enfants-Parents travaille depuis 18 années à la prévention du suicide chez les jeunes.

En France, le suicide est considéré comme Grande Cause Nationale depuis 1999. Le nombre de décès par suicide a connu, en France, une augmentation importante au cours des 20 dernières années pour se stabiliser, actuellement, aux alentours de 12 000 par an, mais, depuis près de 15 ans, il y a plus de décès par suicide que par accident de la circulation. Si le nombre de morts par suicide s’est stabilisé, les diverses manifestations de mal-être sont en très nette augmentation chez les jeunes. Ce colloque a donc pour objet d’observer ce qui a été fait par les pouvoirs publics en termes de prévention du mal-être et du suicide durant ces deux dernières décennies.

L’incidence annuelle des tentatives de suicide a pu, quant à elle, être estimée il y a quelques années par l’INSERM, à partir de diverses enquêtes épidémiologiques, surtout hospitalières. Voir ci-contre, l’évolution du nombre de décès par suicide, chez les jeunes (Source Inserm). Néanmoins, il est logique d’imaginer une sous-estimation du nombre de décès par suicide du fait d’un défaut de déclaration par les instituts médico-légaux ou de l’existence de " suicides cachés " inscrits dans d’autres rubriques de décès comme les accidents ou les intoxications....

Les actions de prévention dans ce domaine sont difficiles à mettre en œuvre et restent encore peu développées. La prise en charge hospitalière tend toutefois à s’organiser ou à faire l’objet d’une réflexion spécifique, notamment dans les services d’urgence qui accueillent un grand nombre de suicidants, dont près de la moitié pour une récidive.

(source : http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-suicide-des-jeunes-28-mai,-grand-colloque-sur-la-prévention-_1117.htm, article du 14 mai 2009)

Suicide et mal-être des jeunes : des données inquiétantes
2 juillet 2009

Le suicide des jeunes : acte extrême d’exclusion. La prévention en question", c’est sur cette thématique que s’est tenu le colloque organisé par l’association Phare Enfants-Parents le 28 mai dernier. Deuxième cause de mortalité chez les jeunes de moins de 24 ans et première cause pour les 25/34 ans, le suicide reste encore mal connu et peu compris.

En réunissant de grands spécialistes d’horizons différents, ce colloque a ainsi tenté d’observer ce qui a été fait par les pouvoirs publics, en termes de prévention du mal-être et du suicide durant ces deux dernières décennies, et de lever le tabou qui pèse sur ce fléau.

Des données inquiétantes

« Plus de décès par suicide chez les jeunes que par accident de la circulation », combien sommes-nous à savoir cela ?. Et pourtant les chiffres pour nous rappeler à cette dure réalité ne manquent pas : le suicide représente 2% de l’ensemble de la mortalité et constitue 15% des décès des 15-25 ans et 21% des 25-35 ans. Entre 15 et 20 ans, pas moins de 0,5% des hommes et 1,3% des femmes tentent ainsi de mettre fin à leurs jours. 10 000 personnes décèdent par suicide chaque année en France. Et que dire des pensées suicidaires qui concernent 8,5% des jeunes !.

Et bien que le nombre de morts par suicide n’ait pas augmenté ces dernières années, les diverses manifestations de mal-être sont en revanche en très forte hausse chez les jeunes.

Causes du fléau

Les causes à ce fléau ne manquent pas. Les intervenants du colloque ont largement attiré l’attention sur ces dernières :

Précarité professionnelle et sociale pour Grégoire Tirot, auteur de la France anti-jeune : « Exploitée pour le profit de ses aînés sur le marché du travail, peu protégée par le système de protection sociale, absente de la sphère décisionnaire, la jeunesse cumule les handicaps matériels et symboliques. Comment s’étonner alors que les 18-25 ans soient l’une des deux tranches d’âge la plus atteinte par la dépression et que depuis 1970, le taux de suicide des moins de 40 ans ait doublé. »

Sentiment d’être exclu de l’idéal collectif pour Michel Debout, Professeur de Médecine Légale et Président de l’Union Nationale de Prévention du Suicide : « Il existe aujourd’hui un véritable surinvestissement de la jeunesse qui consiste à la transformer en un idéal de vie indépassable, la condition de la réussite et du bonheur qu’il ne faut jamais quitter (...). Cet imperium de la jeunesse et des valeurs qu’elle est supposée porter participe d’un confusionnisme social, où les repères ont tendance à se dissoudre dans une indifférenciation généralisée (...) ». Et de dénoncer « Parce qu’il n’est pas dans la norme, l’adolescent suicidé se transforme, est transformé, en une sorte de héros moderne qui, par son passage à l’acte a voulu témoigner, protester, dénoncer… La presse finit par parler plus des adolescents en détresse, suicidaires, voire suicidés, que de ceux qui vont bien. Ainsi s’établit une sur-médiatisation du mal-être des jeunes qui vient en contrepoint du discours permanent sur le bonheur de la jeunesse ».

Plus largement, Frédéric Fappani, Cadre éducatif et chercheur en Sciences de l’Education attire l’attention sur cette société occidentale dont les fondements même poussent l’individu au déséquilibre : « La société occidentale, qui n’a retenu de Socrate que la raison et qui s’est égarée paradoxalement dans un sentimentalisme de la raison, a t-elle tant progressé que cela, dans son éducation auprès de la jeunesse ? ». Cette interrogation revient à elle-seule à la source de ce malaise général...

Mesures de prévention

Afin de faire face au suicide et à la dépression, le Parlement Européen a adopté le 19 février de nombreuses mesures de prévention. Jean-Louis Terra, Professeur de psychiatrie à l’Université Lyon I, les a relayées lors de ce colloque :

Inviter les États membres à mettre en œuvre des programmes plurisectoriels de prévention du suicide (en particulier pour les jeunes et les adolescents) en promouvant un mode de vie sain, en réduisant les facteurs de risque tels que la facilité d’accès aux médicaments, aux narcotiques et aux substances chimiques nocives ou l’abus d’alcool. Garantir des traitements psychothérapeutiques et pharmacologiques à ceux qui ont fait des tentatives de suicide ainsi que des traitements psychothérapeutiques brefs à l’entourage familial des personnes qui se sont suicidées. Mettre en place des réseaux régionaux d’information permettant de relier professionnels du secteur de la santé et personnes souffrant de troubles. Mettre en place des cours de formation spécifiques pour les médecins généralistes et pour le personnel des services psychiatriques portant sur la prévention et le traitement des comportements dépressifs. Le Rapport du comité de pilotage, mandaté par Madame Roselyne Bachelot-Narquin pour proposer des pistes d’amélioration pour la politique de prévention du suicide, avance d’autres mesures présentées par David Le Breton, Professeur de sociologie et d’anthropologie à Strasbourg, lors du colloque. En voici quelques-unes :

Renforcer les actions de promotion de la santé, en intensifiant la mise en œuvre de programmes. Mieux informer sur l’ensemble des ressources de prise en charge existantes. Promouvoir les dispositifs de prévention et prise en charge destinés aux jeunes. Mettre en place un programme spécifique en direction des jeunes incarcérés. Soutenir les parents. Consolider les services d’accueil et d’accompagnement des familles etc.

Vaincre le désespoir en donnant une place à la philosophie

Sous un angle différent, le philosophe Robert Misrahi appelle quant à lui au retour de ce qu’il nomme "le principe d’espérance" et à la réhabilitation du désir, à travers une "éducation à l’enseignement de la vie" : « Donner une place à la philosophie, dont le but serait de conduire une vie heureuse apparait alors capital. Le gout de la joie, de l’autonomie, le plaisir de la culture, la jouissance du monde, l’exemplarité du bonheur mais aussi la seule source de reconnaissance possible, la réciprocité sont autant de thèmes majeurs. Et l’éducation de prendre tout son sens. Education à l’enseignement de la vie. En cela, un accès à la philosophie plus précoce pourrait être envisagé dans le but de définir les priorités d’atteinte du bonheur » explique-t-il.

A propos de l’association Phare Enfants-Parents

Depuis sa création en 1991 par Thérèse Hannier, l’Association Pour l’Harmonie des Relations Enfants-Parents (PHARE) poursuit la mission de "combattre l’autodestruction des jeunes en luttant contre tout ce qui contribue à leur désespérance, en favorisant tout ce qui peut aider à leur épanouissement".

Depuis 2005, elle dispose d’un service d’accueil et d’écoute téléphonique, du lundi au vendredi de 9 h 30 à 18 h, avec un n° national : 0 810 810 987. Elle propose également un accueil sur rendez-vous par une médiatrice familiale ou une psychologue. Les consultations sont gratuites et anonymes.

En savoir plus : http://www.phare.org/.

(source : http://www.e-tud.com/actualite/ ?958-suicide-et-mal-etre-des-jeunes-des-donnees-inquietantes, 15 juin 2009)

Le nombre de suicides diminue lentement en Suisse mais reste supérieur à la moyenne européenne
28 mai 2009

Le nombre de suicides diminue lentement mais sûrement en Suisse. Il est passé de 1500 par année en 1991 à 1300 quinze ans plus tard, selon l’Observatoire suisse de la santé (Obsan), qui ne s’explique pas cette évolution.

Le nombre de suicides diminue lentement mais sûrement en Suisse. Il est passé de 1500 par année en 1991 à 1300 quinze ans plus tard, selon l’Observatoire suisse de la santé (Obsan), qui ne s’explique pas cette évolution.

Le recul est surtout sensible chez les hommes, puisque le nombre de suicides est passé en quinze ans de 1140 à 863. Mais les décès par suicides restent trois fois plus nombreux que ceux dus aux accidents de la route.

Le suicide occupe toujours le quatrième rang des causes potentielles d’années perdues, chez les hommes comme chez les femmes, selon l’Obsan, une entité qui dépend de l’Office fédéral de la statistique. Malgré cela, la Suisse ne dispose pas de programme national de prévention du suicide, déplore l’Obsan.

L’usage d’une arme à feu pour mettre fin à ses jours est un des moyens privilégiés. La Suisse connaît sur ce plan un triste record en Europe. Plus d’un quart des hommes utilisent ce moyen.

Un tiers environ des suicides par armes à feu sont commis avec des armes d’ordonnance. Or "de nombreux pays ont pu réduire le nombre de suicides de manière ciblée par le biais de réglementations légales concernant la détention et le stockage des armes à feu", ajoute l’Obsan.

(source : brève Le Matin, 28 mai 2009)

Cet article doit toutefois être nuancé à la lumière des statistiques européennes, qui indiquent que le nombre de suicides en Suisse demeure plus élevé que dans le reste de l’Europe.

Taux de suicide élevé en Suisse STATISTIQUES | Année après année, la Suisse continue de faire triste figure en comparaison européenne.

Le taux de suicide en Suisse s’est élevé en 2006 à 17,3 cas pour 100 000 habitants. Année après année, la Suisse continue de faire triste figure en comparaison européenne.

Elle se situe à un niveau comparable avec la France, mais de nombreux pays présentent des taux moindres. L’Autriche affiche par exemple un taux de 15 cas pour 100 000 habitants, l’Allemagne 12 et l’Italie 7, selon les statistiques de l’Organisation mondiale de la santé. Les chiffres de l’Autriche et de l’Allemagne se rapportent à la période 2007/2008, les chiffres italiens à l’année 2002.

A l’inverse, la Lituanie, le Bélarus et la Russie affichent des taux de 30 à 40 suicides pour 100 000 habitants. La Slovénie, la Hongrie et le Kazakhstan des taux d’environ 25.

(source : brève La Tribune, 29 mai 2009)

En France, le suicide, première cause de mortalité chez les 35-44 ans
1er février 2008

Le suicide, qui entraîne chaque année plus de 10’000 décès par an en France, est « la première cause de mortalité chez les 35-44 ans », a souligné jeudi 31 janvier 2008 le président de l’Union nationale pour la prévention du suicide (UNPS), Michel Debout.

A l’occasion des 12e Journées nationales pour la prévention du suicide, le 5 février, qui auront pour thème Addiction et suicide, l’UNPS souhaite attirer l’attention sur le suicide des adultes.
« La France est l’un des pays industrialisés qui connaît un des plus hauts taux de suicide », a indiqué le Pr. Debout lors d’une conférence de presse, soulignant la « corrélation » entre addiction et suicide.
Après une baisse continue pendant les années 1990, le nombre de suicides stagne. En 2005, le suicide a occasionné 10’713 morts (10’798 en 2004), selon les chiffres de l’Inserm cités par le Pr Debout. 195’000 cas d’hopitalisation liés à une tentative de suicide sont également dénombrés par an, selon l’UNPS, qui fédère plus de 30 associations.
Le suicide est aussi la 2e cause de décès chez les 15-24 ans, une tranche d’âge où le phénomène est fortement médiatisé mais ne représente qu’un peu plus de 5,3% du total. Avec 567 décès en 2005, la diminution se poursuit dans cette tranche d’âge, mais ralentit. Pour les moins de 15 ans, 29 décès ont été enregistrés en 2005 et 435 pour les 25-29 ans.
Le Pr. Debout a également relevé une forte « surmortalité masculine », 3 suicides sur 4 concernant des hommes. Mais les femmes font 4 à 5 fois plus de tentatives de suicide que les hommes.

(source : brève AFP, 31 février 2008)

La Finlande n’est plus le pays du suicide
13 septembre 2007

La Finlande a longtemps figuré aux toutes premières places du palmarès mondial des suicides mais la courbe s’est inversée et le pays nordique affiche désormais des chiffres comparables à ses voisins européens.

Le nombre de suicides y a en effet reculé de 40% au cours des quinze dernières années. De 30 par an et pour 100 000 habitants en 1990, on est passé à 18 en 2005, à peu près autant qu’en France ou en Autriche. Les campagnes de sensibilisation menées à l’école ou à l’armée semblent également avoir porté leurs fruits, le taux de suicide des adolescents et des jeunes adultes ayant diminué de 30% au cours de la même période.

Causes de décès en 2004
11 juin 2007

Selon la statistique des causes de décès des années 2004, le nombre de décès dus à des maladies cardiovasculaires continue de baisser. En revanche, celui des décès causés par le cancer et les maladies pulmonaires n’a diminué que légèrement. Malgré la canicule de l’été 2003 et le tsunami de décembre 2004, deux événements marquants de ce siècle, l’évolution des causes de décès s’est poursuivie de manière constante, comme en témoigne une nouvelle publication de l’Office fédéral de la statistique (OFS, 2004).

Télécharger les données complètes :

Revue de presse à ce sujet :

Statistiques des suicides jusqu’en 2000
31 juillet 2002

Données de l’Office fédéral de la statistique

STOP SUICIDE s’engage pour la prévention du suicide des jeunes dans la région romande. Combattant le tabou du suicide, elle met en place

des programmes destinés aux jeunes et au grand public, visant à les équiper pour faire face au suicide.