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L’appel des 44
27 mars 2012

En mai 2011 (cf article ci-dessous du 03 juin 2011), 44 personnalités françaises lançaient, par le biais du quotidien Libération, un appel aux autorités de leur pays pour la mise en place d’un Observatoire des suicides est des crises suicidaires.

Ce mouvement, appelé "L’appel des 44", s’est étendu, et le 9 mars 2012, le site www.observatoiresuicides.fr a été mis en ligne dans le but de récolter le plus de signatures possibles de tous ceux qui s’engagent à soutenir l’appel des 44 pour la création d’un Observatoire des suicides et des crises suicidaires.

L’objectif est dans un premier temps de recueillir 44 000 signatures de soutien afin de mettre la question de la prévention du suicide à l’ordre du jour et d’en faire une priorité de santé publique du prochain quinquennat, à quelques mois de l’élection présidentielle française.

Pour signer l’appel et obtenir des informations détaillées, rendez-vous sur le site www.observatoiresuicides.fr

La France lance un programme d’actions national contre le suicide
5 octobre 2011

Au cours du mois de septembre 2011, le gouvernement français a lancé un programme d’actions national contre le suicide. Le suicide est la première cause de mortalité chez les jeunes (15-25 ans). Ce programme national s’ajoute à « l’appel des 44 » qui rassemble 44 spécialistes de la santé (médecins du travail, psychologues, psychiatres et sociologues) et dont l’objectif est la création d’un « Observatoire des suicides et des conduites suicidaires » en France afin de connaître mieux le phénomène du suicide et en améliorer la prévention.


LE PLAN NATIONAL EN BREF

Le plan national contre le suicide se compose de 6 axes, chacun divisé en mesures lesquelles seront mises en œuvre par des actions.

Les axes couvrent un très large champ d’action pour lutter contre le suicide :

  • La prévention primaire a une place capitale dans ce projet. Elle se décline en différents pôles d’actions : prévention par Internet, prévention par les médias, campagnes de sensibilisation, actions contre les armes.
  • Prévention du suicide en milieu scolaire.
  • La prévention spéciale est également une étape importante : prise en charge des personnes qui ont commis des tentatives de suicide ou qui sont tout de même exposées à un risque suicidaire.
  • Mesures de postvention : la prise en charge des personnes qui ont subi une perte d’une proche due au suicide.
  • Formation des spécialistes de la santé : formation ad hoc pour reconnaître des signes précurseurs du suicide d’une part et une formation de comment prendre en charge les personnes exposées au risque de suicide.
  • Recherches : un accent particulier est mis aussi sur la nécessité de mener des recherches plus approfondies en matière de tentatives de suicide.
  • Coordination : collaboration au niveau national entre les différentes structures sanitaires existantes en matière de prévention du suicide et les acteurs privés de la prévention du suicide. Il peut s’agir de centre d’hospitalisation, d’ONG et d’autres associations qui ont comme but la prévention du suicide.


LA POSITION DE STOP SUICIDE

Notre association est heureuse de ce pas important face à la problématique du suicide. Un plan national qui se penche sur cette problématique dénote une maturité et une forte volonté de lutter contre le suicide. Un plan national est également synonyme d’actions coordonnées qui ensemble pourront donner des résultats jusqu’à présent inespérés en matière de prévention du suicide.

En Suisse malheureusement cette maturité et volonté de considérer le suicide comme un enjeu majeur de santé publique n’existe pas. STOP SUICIDE ne peut que regretter de voir un peu partout dans le monde un progrès significatif d’une prise de conscience dans les autres pays quant à la problématique du suicide, tandis qu’en Suisse le tabou du suicide persiste.

Pour en savoir plus :

L’appel des 44
3 juin 2011

La création d’un Observatoire des suicides et des conduites suicidaires

130’000 tentatives de suicide et plus de 11’000 morts par an. C’est le triste constat des toutes dernières statistiques menées en France. Des chiffres qui n’ont pas laissé indifférents un nombre important de spécialistes surtout suite aux suicides en série sur le lieu de travail qui ont bouleversé récemment nos voisins.

Fort de ce constat 44 spécialistes lancent un appel aux autorités dans Libération. C’est « appel des 44 », ressemblant médecins du travail, psychologues, psychiatres et sociologues, demande la création d’un « Observatoire des suicides et des conduites suicidaires » en France afin de connaître mieux le phénomène et améliorer la prévention. Objectif principal : ne plus se limiter à discuter de cette question dramatique sans que rien ne se fasse et qu’au bout du compte un suicide puisse devenir banal voire acceptable.

Pour les « 44 », la France ne pourra mener des politiques de prévention efficaces qu’en se dotant enfin d’un instrument centralisé de connaissance tel qu’un futur « Observatoire des suicides et des conduites suicidaires ».

En parallèle le 28 d’avril dernier, Technologia, un cabinet spécialisé dans la prévention des risques professionnels, interpellait sur Le Monde le ministre du Travail et de la Santé en réclamant à son tour la création d’un observatoire des suicides en France.

La position de STOP SUICIDE

STOP SUICIDE salue les revendications précitées. Un besoin in crescendo est ressenti pour considérer le suicide comme un enjeu central de santé publique et lui donner ainsi l’importance qui mérite. La population générale, le milieu professionnel de la santé et les associations pour la prévention du suicide plaident en faveur d’un programme national de prévention du suicide depuis des décennies. L’institution d’un « Observatoire des suicides et des conduites suicidaires » est un pas fondamental dans ce sens. STOP SUICIDE suivra avec grand intérêt l’évolution des revendications en France et espère qu’en cas de succès, la Suisse s’acheminera vers la même direction.

STOP SUICIDE s’engage pour la prévention du suicide des jeunes dans la région romande. Combattant le tabou du suicide, elle met en place

des programmes destinés aux jeunes et au grand public, visant à les équiper pour faire face au suicide.