Prévention à l’école
Prévention du suicide en formation supérieure
23 juillet 2009
Les universités proposeront de l’aide psychologique aux jeunes gens souffrant de dépression. Cette décision a été prise après la publication du rapport qui a montré que le suicide est devenu la cause n° 1 de décès chez les étudiants chinois.
Une étude réalisée par Shanghai Education Commission a mentionné dans son rapport mardi 21 avril que 23 étudiants des universités auraient tenté de mettre fin à leurs jours l’année dernière, avec 19 suicidés.
L’enquête place le suicide devant toutes les maladies graves, les accidents de la circulation et les incendies qui sont traditionnellement les principales causes de décès chez les jeunes.
Plus de la moitié de ceux qui ont essayé de se suicider ou ont mis fin à leurs jours ont été atteints de dépression causée par la pression psychologique liée aux études, l’emploi ou les relations amoureuses.
"En rendant public ce classement, nous avons pour objectif d’alerter le public et augmenter la sensibilisation de tous sur la santé mentale chez les jeunes", a dit Mo Fuchun, directeur adjoint de la commission.
Pour les aider à se libérer de leurs problèmes psychologiques, les universités vont ajouter des cours de psychologie au programme d’études, sur une base obligatoire ou sélective, alors que la Commission a déclaré qu’elle voulait avoir un conseiller certifié pour chaque groupe de 3 000 étudiants sur tous les campus d’ici 2012.
Il y a déjà 241 conseillers psychologiques qui sont formés pour rejoindre les 80 qui travaillent déjà, a déclaré la commission.
C’est le premier classement publié pour Shanghai et il a été salué par les experts de l’éducation.
"Aujourd’hui, les jeunes ont tendance à être fragilisés par les problèmes tels que les résultats d’examen qui les frustrent, car ils ont grandi avec des parents qui étaient très indulgents avec eux", a déclaré Zhang Haiyan, professeur à l’Université de la Chine orientale de la politique et de droit. "Par ailleurs, ce sont leurs parents qui espèrent généralement beaucoup d’eux, car ils sont tous enfants uniques. Et cela leur rend la vie insupportable."
Cependant, Sun Shijin, professeur de psychologie à l’Université de Fudan, a ajouté : "Même avec un nombre important de décès, le pourcentage des étudiants des universités qui commettent des actes de suicide est relativement faible en comparaison avec les pays occidentaux."
Il a ajouté que le problème pourrait être résolu par une meilleure prise de conscience concernant les causes du suicide.
(source : article publié dans Le Quotidien du Peuple en ligne le 24 avril 2009 : http://french.peopledaily.com.cn/Sci-Edu/6644307.html)
2 juin 2008
Journées de prévention à l’Université de Genève Conférence : Et si on agissait contre le suicide ? Jeudi 17 avril 2008, 18h30, salle B-106 de l’Université des Bastions
Intervenants :
Dresse Françoise NARRING, responsable de la Consultation Santé Jeunes des HUG
Dr Michel DEBOUT, Président de l’Union Nationale de la Prévention du Suicide en France
Dr Rémy BARBE, responsable des Unités Hospitalières du Service de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent des HUG
Pauline BORSINGER, Présidente de STOP SUICIDE
4 avril 2008
Les 16 et 17 avril 2008 auront lieu deux Journées de prévention à l’Université de Genève.
Ces journées sont organisées conjointement par le Centre de conseil psychologique (CCP) et l’Antenne santé de l’Université de Genève et STOP SUICIDE.
Projection du film « Sortie de secours »
Mercredi 16 avril, 18h30, Café Éthno (1er étage)
Ce court-métrage réalisé sera diffusé en présence de son réalisateur et suivi d’une discussion informelle.
Conférence : Et si on agissait contre le suicide ?
Jeudi 17 avril 2008, 18h30, salle B-106 de l’Université des Bastions
Intervenants :
Dresse Françoise NARRING, responsable de la Consultation Santé Jeunes des HUG
Dr Michel DEBOUT, Président de l’Union Nationale de la Prévention du Suicide en France
Dr Rémy BARBE, responsable des Unités Hospitalières du Service de Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent des HUG
Pauline BORSINGER, Présidente de STOP SUICIDE
Toute tentative de suicide est à prendre au sérieux
Toute personne a déjà pensé à la mort, cependant l’idée de la tentative de suicide n’est pas sans gravité.
Des « idées noires » qui surviennent lors de difficultés qui semblent insurmontables doivent être exprimées et prises au sérieux par l’entourage.
Toute attaque de son propre corps est grave, car elle signifie qu’on n’a plus accès aux mots pour exprimer sa douleur.
Cependant, les solutions ne sont pas toujours simples à trouver lorsque l’on se sent seul ou incompris. Parler en un lieu adéquat permet de trouver des réponses, des échanges et du soutien. Garder certains lieux d’aide en tête, peut être utile pour soi et pour d’autres, car chacun peut être amené à être un relais vers l’aide nécessaire.
7 personnes sur 10 qui font une tentative de suicide en avaient parlé avant
Il est faux de dire que les personnes qui parlent de se suicider ne le font pas. Sur 10 personnes qui ont fait une tentative, 7 s’en étaient ouvertes à leur entourage. Toute allusion au suicide doit donc être prise au sérieux.
Les petites phrases rapides murmurées telles que « Je ne t’embêterais plus longtemps… » ou « Tu n’auras bientôt plus à t’en faire pour moi… » ne doivent pas être banalisées. Ignorer une souffrance n’aide pas à aller mieux.
Être à l’écoute peut sauver une vie, cependant on ne peut pas tout assumer soi-même. Il ne faut pas hésiter à demander de l’aide auprès de professionnels.
Nota bene
Le silence est mauvais conseiller Quand l’idée du suicide vous habite, ou quand un ami l’exprime, il faut en parler.
Aider C’est écouter, soutenir et accompagner vers des solutions, vers des spécialistes.
Aider l’autre à trouver une solution ne signifie pas forcément trahir sa confiance Avec un spécialiste, une aide adéquate peut être trouvée.
Le suicide est une réalité L’ignorer en pensant que cela passera, n’améliore pas la situation.
Téléchargements
des programmes destinés aux jeunes et au grand public, visant à les équiper pour faire face au suicide.
