Les ouvrages suivants (ouvrages généralistes ou spécialisés) peuvent être consultés ou (pour certains) commandés auprès de STOP SUICIDE.
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28 septembre 2009
Elisabeth Thorens-Gaud est enseignante d’histoire et de géographie dans un collège en Suisse. Elle a publié en août 2009 un ouvrage traitant de la souffrance adolescente, et tout particulièrement du mal-être des homosexuels dans une société encore fortement hétérocentrée et stigmatisante.
Elle souligne tout particulièrement la violence implacable dont peuvent faire preuve les adolescent-e-s entre eux, notamment lorsqu’ils sont confrontés à ce qu’ils ne connaissent pas, ne comprennent pas ou craignent. L’homosexualité apparaît dès lors comme une déviance et ces représentations sociales peuvent rendre la vie des jeunes homosexuels particulièrement difficile.
Les adolescents homosexuels se retrouvent souvent isolés et Elisabeth Thorens-Gaud insiste bien sur la nécessité d’un entourage aimant et à l’écoute. Face à la difficulté de se découvrir "différent", en marge des impositions de la société, le jeune homosexuel a un réel besoin d’encouragements, de réconfort et de soutien. Ce sont notamment les enseignants et les parents qui sont évoqués par l’auteure.
A travers de nombreux témoignages, elle dresse un tableau vaste : elle passe en revue les actions menées dans différents pays francophones à travers le monde pour lutter contre l’homophobie et constate notamment qu’en Suisse très peu d’actions sont menées puisque chaque canton détermine ses priorités, limitant ainsi les actions nationales.
Elle souligne le tabou dans les écoles concernant à la fois les questions liées à l’homosexualité et celles touchant au suicide, cristallisant ainsi l’impression de déviance ou de stigmate auprès des jeunes homosexuels. Mais surtout, elle développe une réflexion sur les réactions face à l’annonce de l’homosexualité de l’adolescent, évoquant le choc de l’annonce, la période de repli jusqu’à l’acceptation du jeune homosexuel.
Cet ouvrage est agréable à lire, les témoignages permettent une meilleure compréhension et une réelle bienveillance pour le parcours de chacun, toujours unique et précieux. Nous saluons tout particulièrement les annexes, présentant des numéros d’aide et un lexique et décortiquant les idées reçues et les préjugés. Cette démarche nous semble très pédagogique et intéressante.
Nous regrettons toutefois un manque d’approfondissement parfois : cet ouvrage a avant tout pour ambition de faire comprendre des parcours difficiles et des réactions violentes parfois de la société face à ceux qui sont considérés comme "différents", mais ne permet pas de vraiment saisir quels moyens macrosociologiques peuvent être développés pour éviter la violence symbolique exercée sur les homosexuels.
Par ailleurs, il aurait été utile de développer plus en détail la différence -s’il y en a une- entre les adolescents homosexuels et les adolescentes lesbiennes. L’emploi du masculin neutre dans le titre de l’ouvrage, ainsi que dans les différents chapitres, ne permet pas de se faire une idée sur les représentations différentiées - ou non- de l’un et de l’autre sexe dans cette problématique.
Cet ouvrage a dans tous les cas le mérite d’aborder une thématique trop souvent tue, alors même que le suicide des jeunes homosexuel-le-s fait de très nombreuses victimes chaque année en Suisse.
Elisabeth Thorens-Gaud (2009), Adolescents homosexuels. Des préjugés à l’acceptation, éditions Favre, Lausanne
17 août 2009
Monique Séguin est docteure en psychologie à l’Université de Montréal. Elle s’est spécialisée dans les questions du suicide et du deuil après le suicide.
Son ouvrage qui date de 2009 traite notamment du taux de suicide au Québec avec une perspective sociologique, mais il s’attarde surtout sur les causes du suicide, sur le sentiment de détresse et sur l’habileté à aider une personne en souffrance. Elle insiste également sur la nécessité d’éviter de stigmatiser les suicidant-e-s et leurs proches.
STOP SUICIDE souhaitait faire connaître cet ouvrage qui propose une démarche pro-active, qui rappelle la nécessité de la prévention, de la solidarité et de l’écoute.
Monique SEGUIN (2009), Le Suicide. Le comprendre pour le prévenir, Editions au Carré, Canada
30 décembre 2006
Par Guersande, Le Grand Souffle éditions, 2006
Quelques temps après le suicide de deux adolescentes, défenestrées du dix-septième étage d’un HLM de banlieue, nous recevions ces pages d’une jeune fille de 16 ans, sans titre, sans adresse, sans identité. Les premiers mots : avant de partir ; à la fin, un prénom : guersande.
Ce témoignage étrange, peut-être écrit en une seule nuit, à la manière d’une lettre ou d’un télégramme, d’un message ultime, nous a violemment émus.
Nous avons attendu, cherché un signe de sa provenance : rien.
Si nous décidons aujourd’hui de le publier, dans sa forme exacte et presque anonyme, c’est hors de tout propos extérieur à lui-même – médiatique, sociologique ou littéraire. Cette jeune fille, semble-t-il, était seule. Elle a crié seule.
Un cri ne dit pas qu’il crie : il crie.
29 décembre 2006
Par Dr. Gérard Salem, Armand Colin éditions, 2006
Sujet sensible que celui abordé ici par le psychiatre et psychothérapeute Gérard Salem. Tout patient qui entame une psychothérapie s’attend, légitimement, à être compris et écouté. Un patient étant une personne qui souffre, l’auteur admet qu’il est du devoir du thérapeute de montrer une bienveillance inconditionnelle envers lui. Cependant, trop de complaisance peut favoriser les résistances et le refus du sujet de mettre au jour les motivations inconscientes de son mal-être. Ses mécanismes de défense se trouvent alors à leur paroxysme. D’où l’importance de sortir le patient de sa torpeur en refusant de l’écouter se plaindre durant des années. L’auteur déplore le fait que certains thérapeutes, estimant que le changement doit advenir lorsque le patient est prêt, ne tirent aucun profit de leur attitude complaisante, voire anesthésiante. Le « combat » est indiqué, selon lui, chaque fois que le sujet s’expose délibérément à la maladie ou réagit de manière destructrice. L’auteur insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un combat contre le patient mais contre ses symptômes et, de fait, contre sa souffrance. Se posant en électron libre, G. Salem juge que les écoles thérapeutiques reconnues n’arrivent guère à se renouveler. Il préfère s’inspirer de Tchouang-Tseu, Emmanuel Levinas, maître Eckhart ou Blaise Pascal pour soutenir sa pratique. Sophie Madoun, in Sciences humaines, no 174, août-septembre 2006.
30 novembre 2005
Par Pascal Mösli, Hans-Balz Peter, Jacqueline Rutgers-Cardis (sous la direction de), Theologischer Verlag Zürich, 2005
Cet ouvrage est constitué de contributions de, autres les personnes responsables de la direction de l’ouvrage, Dolores Angela Castelli Dransart, Kondrad Michel, Xavier Pommereau. Des témoignages de jeunes sont également publiés dans l’ouvrage : Anne, Diana, Charlie, Christiane.
30 avril 2004
Par Didier Fassin, éditions La Découverte, « alternatives sociales », Paris, 2004
Au cours des années 1990, un nouveau langage s’est progressivement imposé dans les milieux de l’action sociale pour qualifier les problèmes de la société : celui de la souffrance psychique. Chômeurs de longue durée, jeunes en errance, adolescents usagers de drogue, sans-papiers et sans-domicile fixe, mais aussi travailleurs sociaux et agents administratifs qui les prennent en charge ont été considérés comme victimes d’une forme de fragilisation psychologique, justifiant l’intervention des pouvoirs publics et des acteurs privés. Pour remédier à ce nouveau désordre, des lieux d’écoute se sont multipliés en France depuis une dizaine d’années sous l’égide de l’État. C’est à ce phénomène que ce livre s’intéresse.
30 décembre 2003
Par Miguel Benasayag et Gérard Schmit, éditions La Découverte, Paris, 2003
Essai sur les raisons du nombre croissant de jeunes en souffrance psychique et les façons d’y faire face. Au-delà des pathologies observées, il y a un phénomène social auquel les « psys » ne sont pas préparés. C’est le symptôme d’un profond malaise culturel, d’une époque submergée par la tristesse. Une réflexion s’appuyant sur une longue expérience clinique en pédopsychiatrie.
29 décembre 2002
Ouvrage collectif, Presses bibliques universitaires, Arare, 2002
Le temps n´est plus où ceux qui "prenaient leur vie" étaient exclus des cimetières. La mort par suicide demeure cependant une mort différente et n’est prononcée qu’à demi-mot. C’est pourtant l’une des causes principales de décès accidentel chez les jeunes et chez les personnes âgées. Ce livre veut lever le voile avec pudeur sur ce sujet. Des auteurs d’horizons différents : théologiens (Henri Blocher et Jean Ansaldi), sociologue (Frédéric de Coninck), médecins (James Alexander, Daniel Dejardin et Pablo Martinez), parent ayant vécu un tel deuil (Jacqueline Rutgers), pasteur (Jean-François Noble), soumettent leurs témoignages et leurs réflexions pour nous permettre de mieux entendre ce que le cri de ceux qui "tentent" cet acte si lourd peut dire à nos sociétés, à notre foi, à nos Eglises.
30 novembre 2002
Par Nicolas Couchepin et photos par Magali Koenig, avec la contribution de Jean Zermatten, Les éditions de l’Hèbe et Fondation Didé, Grolley, novembre 2002
Entretiens avec François, Alexandre, Edith, Florence, Sera, Mouna.
Un livre dans lequel ces six jeunes en rupture se racontent, simplement, selon Nicolas Couchepin. Leur histoire, tragiquement banale, a fait d’eux des êtres à part.
Mais comment faire le portrait de quelqu’un qui ne souhaite pas être reconnu demande Magali Koenig.
Voici donc un livre dans lequel six jeunes gens et jeunes filles en rupture se racontent, simplement, en texte et en images. Leur histoire, tragiquement banale, a fait d’eux des êtres à part. Et pourtant, en lisant ces témoignages, en contemplant les photographies de ces visages, de ces attitudes et de ces lieux qu’ils aiment, on se surprendra peut-être à se demander en quoi ces jeunes qui nous font peur sont si différents de nous, avec nos bonheurs plus ou moins réprimés, nos révoltes plus ou moins silencieuses, nos compromissions plus ou moins amères. Et en quoi nous sommes si différents d’eux, avec leurs mots qui leur restent parfois cloués dans la gorge.
30 mai 2001
Par Michel Dorais, avec la collaboration de Simon Louis Lajeunesse, Vlb éditeur, Montréal, 2e trimestre 2001
Tous les jeunes qui découvrent leur homosexualité ne font pas une tentative de suicide. Mais cette circonstance multiplie par 16 le risque de passage à l’acte. Il n’y a rien d’étonnant à cela, tant la stigmatisation sociale est encore forte concernant cette orientation sexuelle. Chaque année, des dizaines de jeunes continuent de mourir parce qu’ils se croient seuls au monde ou monstrueux et sont victimes de l’intolérance, de l’incompréhension et, pour tout dire, de la bêtise de leurs contemporains. Car l’homophobie, que le Parlement français vient récemment de refuser de placer au même niveau que le racisme ou l’antisémitisme, provoque des dégâts considérables, surtout quand elle s’attaque aux adolescents. L’étude sociologique québécoise (fif est la traduction locale de pédé) qui nous est présentée ici est terrible. Elle s’appuie sur l’entretien avec 32 jeunes hommes (dont 25 ont fait une tentative de suicide). Que le jeune homosexuel soit précoce (attitudes ou goûts féminins apparaissant très tôt) ou tardif (construction alors d’un itinéraire hétérosexuel, puis révélation, à la surprise générale), il lui est très difficile d’annoncer son orientation à sa famille (même si dans la première situation, ce n’est pas forcément une surprise). Le jeune est tout particulièrement sensible au regard de son père et à l’amour de sa mère. Ses craintes sont parfois fondées : il peut arriver que cette information déclenche une grave crise pouvant entraîner une mise à la porte. Un jeune, stigmatisé en raison de la couleur de sa peau ou de son handicap, peut compter sur la solidarité de sa famille. Ce n’est pas toujours le cas pour l’adolescent homosexuel. Toutes les familles ne dramatisent pas ainsi : « Une famille aimante a toutes les chances d’aider un garçon à s’accepter tel qu’il est, à reprendre courage, voire à faire face à l’ostracisme » (p.65). Et pourtant, ce soutien est essentiel à la confrontation au monde extérieur et plus particulièrement à l’école. Le danger que le jeune y court n’est pas seulement théorique : il peut s’y faire harceler ou violenter sans bénéficier pour autant de la protection des adultes. Pire, il peut même se voir porter la responsabilité de la situation quand on lui demande de ne pas répondre aux provocations ou de se faire discret : la victime devient presque alors la cause du problème. Il ne s’agit pas ici d’encourager (pas plus d’ailleurs que de décourager) une orientation sexuelle mais de défendre l’idée que la diversité fait partie de la pluralité humaine et que l’intolérance est à proscrire. Présenter l’homosexualité comme un choix tout aussi positif que l’hétérosexualité (et non comme une honte qu’il conviendrait de cacher), démystifier les croyances erronées et les préjugés constituent le défi qui permettra d’améliorer le sort des jeunes qui optent pour cette voie. Après le virage de l’égalité des sexes, celui de l’égalité des genres reste à suivre.
31 décembre 2000
Par Stéphane Riethauser, préface par Ruth Dreifuss, éditions Slatkine, Genève, 2000
Le suicide des jeunes homosexuels est inquiétant puisqu’un jeune homosexuel sur quatre fait une tentative de suicide. Ce livre ne traîte pas précisément du suicide des jeunes homosexuels, mais des témoignages poignants de jeunes qui parlent à visage découvert de leur homosexualité.
30 décembre 2000
Par Paulo Coelho, éditions Anne Carrière, Paris, 2000
Malgré le titre qui pourrait le suggérer, le sixième livre de Paolo Coelho n’est pas une histoire triste, au contraire d’espérance et de réflexion. L’histoire est une partie de la vie de Veronika, jeune slovène de 24 ans, qui choisit, en 1997, de se suicider. Mais elle se retrouve, à son réveil, dans un hôpital psychiatrique et son séjour va changer le sens de sa vie. Le Docteur en chef l’utilisant comme cobaye sans qu’elle ne le sache, lui annonce qu’elle n’a plus que quelques jours à vivre, ce qui est, en fait, pas vrai. Tout se bouleverse dans la tête de Veronika et elle va découvrir, avec l’aide de trois autres « pensionnaires », des raisons de vivre.
30 décembre 2000
Par André Ryser, éditions Saint-Augustin, Saint-Maurice, 2000
C’est un vendredi. Un couple de Fribourgeois, la cinquantaine, revient à la maison familiale après les courses de fin de semaine. À l’étage supérieur, ils découvrent Myriam, leur fille cadette de 17 ans, pendue à une poutre de sa chambre. C’est sa mère qui la voit la première. Elle se précipite pour informer son mari resté en bas. Pendant quelques minutes, le père contemple son enfant, puis la dépose au sol où sa femme tente vainement de la ranimer en massant ses doigts. La découverte les désempare et, pour arrêter cette immense souffrance qui les accable, la mère veut retarder l’évidence : « Dis, c’est pas possible, elle va revenir… »
30 décembre 2000
Par Dana Castro, éditions Albin Michel, Paris, 2000
Comment annoncer la mort à un enfant ? Quel langage utiliser ? Quelle attitude adopter ? Ce sont quelques-unes des questions abordées par Dana Castro, psychlogue-clinicienne et docteur en psychologie, dans son dernier ouvrage. « Moi on m’a dit que Virginie, ma sœur, est partie pour un long voyage dans le ciel, alors pendant longtemps j’ai trouvé bizarre que maman et papa lui ont permis de voyager en avion. Parce qu’eux ils aiment bien qu’on travaille bien à l’école, et je ne comprenais pas pourquoi Virginie pouvait se promener dans le ciel et que moi je devais continuer à aller à l’école », témoigne Albane, 14 ans. Pour dire le désarroi des enfants confrontés à la mort, souvent bien mal expliquée par des parents dans l’embarras ou pas préparés à ce genre de situation.
30 décembre 1998
Par Jacques-Étienne Bovard, éditions Bernard Campiche, Orbe, 1998
Au nombre de ses dons, Jacques-Étienne Bovard possède celui du monologue intérieur. Huis clos de la conscience dans lequel le personnage démarque ses lâchetés intimes, avec une sorte de joie féroce à piétiner sa propre image. Nausée de l’âme qui le fait descendre dans ses ténèbres, mais qui lui donne aussi une chance de reprendre possession de lui-même. Dans ses nouvelles, Bovard décrit des existences clouées au sol, retenues par la peur, la convention, la prudence helvétique qui est une variété de nanisme moral (lire Nains de jardin, Campiche, 1996). Dans ses romans, il montre en revanche une métamorphose possible : un chemin pour s’élever un peu au-dessus de soi-même, à hauteur d’homme, rien de plus. Demi-sang suisse (Campiche, 1994) faisait passer cette initiation par la médiation du cheval. Dans Les Beaux Sentiments, elle s’opère au contact des élèves, personnage collectif, avec ses voix multiples, qui donne au jeune Aubort la volonté de « ne plus jamais se rasseoir dans sa médiocrité ». On retrouve ici les qualités de Jacques-Étienne Bovard. La netteté du style. L’observation clinique (la salle des maîtres, la société des « collègues »…). La faculté d’émouvoir sans jamais mettre le pied dans la mélasse. Ce n’est pas un roman sur le blues professoral. Ni sur la jeunesse désabusée. Encore moins sur les « beaux sentiments » : mais sur un homme qui se bat avec cette idée, et par là même s’élève.
Texte de Michel Audétat de L’Hebdo.
30 décembre 1998
Par Denis Robert, éditions Stock/Albin Michel, Paris, 1998
Prochainement, la fiche de lecture sera disponible.
1998
Par Sylvie Allemand-Baussier et illustré par Pascal le Nautrou, éditions De la Martinière, Paris, 1998
Vous vous sentez immortel. Ça n’empêche pas la mort d’exister, et vous le savez.
Un livre pour les plus jeunes et pour les moins jeunes !
1998
Par Violaine Gelly, éditions Casterman, Paris, 1998
Un très bref livre qui analyse les problèmes de suicide, notamment des jeunes. Grâce à une mise en page agréable, Violaine Gelly offre un ouvrage facile d’accès.
30 décembre 1996
Par Marion Crook, Science et Culture, 1996
Voici un ouvrage, écrit pour les jeunes, qui fait la place belle aux témoignages des jeunes, à ce que les ont à dire, à leurs raisons de vouloir mettre fin à leurs jours. Et Marion Crook, ancienne infirmière de santé publique et auteure de divers ouvrages, d’offrir aussi des pistes pour être aidé, pour mieux s’aider, parce que des solutions contre la douleur existe.
1996
Par Gérard Salem, éditions Masson, Fribourg, 1987
Plus de trente ans après sa naissance, la thérapie de la famille a réussi à s’imposer dans le traitement des troubles psychopathologiques, aussi bien sr le plan théorique que sur le plan clinique. Les patients ont des symptômes, ils ont aussi des familles.
Cet ouvrage se propose de présenter une approche systhétique et unifiée de la thérapie de la famille, utilisable en clinique quotidienne.
Gérard Salem est psychiatre et dirige actuellement la Consultation interdisciplinaire de maltraitance intrafamiliale (CIMI).
1996
Par Yves Prigent, éditions Desclée de Brouwer, Paris, 1994
Expression désespérée de la souffrance, traduction d’un mal insupportable, le suicide constitue aujourd’hui une très importante cause de mortalité, tout particulièrement chez les jeunes et les personnes âgées, selon Yves Prigent, psychiatre en milieu hospitalier recontrant chaque jour des personnes qui éprouvent dans leur chair et dans leur esprit cette souffrance suicidaire.
1996
Par Dominique de Saint Mars et illustré par Serge Bloch, éditions Calligram, Paris, 1995
Le téléphone sonne et Max et Lili apprennent la mort de leur grand-père. Tous partent rejoindre Mamie pour l’enterrement…
Une histoire pour partager ses questions et ses émotions, pour exprimer ses peurs, pour garder dans son cœur les gens qu’on aime et pour aimer la vie.
1996
Par Claude Couderc, éditions Fixot, Paris, 1994
On connaît Claude Couderc. L’alcoolisme féminin, les enfants autistes, les gosses aveugles, la solitude…
Ce journaliste et réalisateur est hanté depuis des années par la détresse de ceux qui souffrent en silence, jusqu’à en mourir parfois. Il a réalisé de nombreuses enquêtes pour « Reportages » ou « 52 » sur la Une. Il continue de témoigner, par le livre cette fois, d’une autre violence. Pourquoi, comment se suicide-t-on à dix ans, à quinze ans ? Comment est-ce possible ? Kevin, Amélie, Matthieu, Isabelle, Eric, Anne, Guilllaume, Laure, Nadia, Thierry…
Petites chroniques, un nom, un chapitre. Derrière, des histoires de villages et de familles, des rejets et de l’intolérance, des divorces et des déchirements, de la brutalité et des silences, beaucoup d’incompréhension, du manque de temps et d’attention. Les petits visages chiffonnés se ferment tout doucement, paquets de chagrin et de malheur qui n’en peuvent plus et basculent.
Claude Couderc reconstitue des trajets, des dialogues, pour qu’on comprenne que derrière tout suicide d’enfant il y a toujours de vraies raisons. Des difficultés familiales ou sociales, des échecs, des angoisses d’abandon, des hontes, un ensemble de facteurs qu’explique le professeur Mazet, pédiatre et psychiatre, à la fin de cet ouvrage qui s’intitule simplement Mourir à 10 ans.
Texte de Catherine Humblot du Monde.
1996
Sous la direction de François Ladame, Jérôme Ottino et Claus Pawlac, éditions Masson, Paris, janvier 1996
Le suicide est en passe de devenir la première cause de mortalité des jeunes en Europe, mais ses origines restent mal expliquées. Une analyse épidémiologique et psychopathologique et s’arrête sur les possibilités thérapeutiques, médicales.
des programmes destinés aux jeunes et au grand public, visant à les équiper pour faire face au suicide.
