Suivi des médias et études scientifiques
L’influence des standards de beauté sur l’accessibilité des pensées suicidaires
22 juin 2011
Dans le cadre de son mémoire réalisé au sein de la Faculté de Psychologie et des Sciences de l’éducation à l’Université de Genève, une étudiante présente l’influence des standards de beauté sur l’accessibilité aux pensées suicidaires.
Résumé
Cette recherche a pour objectif de démontrer que les standards de minceur ont une influence négative sur l’accessibilité aux pensées liées au suicide. Cet impact pourrait être réduit par l’apposition d’un message d’avertissement sur les photographies retouchées.
L’étude comprend 60 femmes et 3 conditions : exposition à une image de femme mince versus ronde versus mince avec avertissement. La variable principale est l’accessibilité aux pensées liées au suicide, que l’on mesure à l’aide du temps de réaction à différentes catégories de mots lors d’une tâche de décision lexicale.
Les participantes exposées au modèle mince (stimulus menaçant) ont une plus forte activation cognitive pour les mots liés au suicide que les participantes des deux autres conditions (qui ne diffèrent pas entre eux). Plus les participantes sont insatisfaites corporellement, plus cet effet est marqué. L’étude conclut qu’il est efficace l’intégration du standard de minceur via l’apposition d’avertissements sur les photographies retouchées car cela réduit l’accessibilité aux pensées liées au suicide.
Le mémoire est réalisé par Laurence SCHAFFHAUSER sous la direction du Prof. Armand CHATARD de l’Université de Genève.
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Etude de l’Université de Genève sur les facteurs potentiels menant aux pensées suicidaires
18 avril 2011
Un article paru récemment dans The Journal of Personality and Social Psychology, relate un travail réalisé au sein de la Faculté de psychologie et des Sciences de l’Education de l’Université de Genève.
Ce travail cherche à démontrer à travers six études différentes la relation potentielle entre les échecs qu’on accuse durant notre vie et les pensées suicidaires. En effet, comment des personnes tout-à-fait saines en viennent à penser au suicide ? Quels genres de situations amènent aux pensées suicidaires ?
Cette relation hypothétique est examinée de diverses manières, avec différentes populations et standards pour arriver à la conclusion que quelqu’un face à un échec cherche à échapper à soi-même et développe des pensées suicidaires.
L’étude est réalisée par :
- Armand Chatard, Université de Genève
- Leila Selimbegović, Université de Poitiers, France
Pour lire tout l’article (en anglais)
L’effet Papageno
30 novembre 2010

Une étude, développée par le Centre de santé publique à l’Université médicale de Vienne, démontre que les médias peuvent avoir un effet négatif (l’effet Werther) mais également positif (l’effet Papageno) sur le taux de suicides. Cette étude permet de montrer que le nombre de suicides a baissé dans les régions où une certaine catégorie d’articles traitant du suicide ont été lus par la population.
Qu’est-ce-que l’effet Werther ?
C’est la manière négative dont les médias rendent compte d’un suicide. Ainsi les articles parus peuvent engendrer un effet incitateur, en particulier chez les jeunes. C’est en référence au roman de Goethe "Les souffrances du jeune Werther" qui déclencha une vague de suicides chez les jeunes lors de sa publication que l’on a donné cette appellation.
Qu’est-ce-que l’effet Papageno ?
C’est le contraire de l’effet Werther. L’effet Papageno est donc la manière positive dont les médias traitent le sujet du suicide. Il a alors une action préventive.
C’est en rapport avec le personnage Papageno de l’opéra "La Flûte Enchantée" de Mozart que cet effet porte ce nom. Effectivement, lorsque Papageno croit avoir perdu son amour, Papagena, il élabore un plan pour mettre fin à sa vie mais son acte est stoppé juste à temps par trois hommes lui rappelant différentes manières de mourir.
Pour lire le premier article (en allemand)
Lire le deuxième article (en allemand)
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Une personne sur vingt atteinte de dépression
3 novembre 2010
Un communiqué de presse de l’Office Fédérale de la Santé Publique paru le 2 novembre 2010 nous informe qu’une personne sur vingt est atteinte de dépression en Suisse.
Article du communiqué :
"Sur une période d’une année, 5% de la population présentent les symptômes d’un trouble dépressif
caractérisé. Ce taux ne varie guère selon le sexe, l’âge ou le niveau de formation. Il se situe dans la
moyenne de ceux mis en évidence en Europe ces dernières années. Au cours d’une année, 4% des
hommes et 6% des femmes sont en traitement pour des problèmes psychiques. Le recours à ces
traitements est le plus fréquent parmi la population en âge de travailler, entre 25 et 64 ans. "
Pour lire le Communiqué de presse complet
Une étude montre que de plus en plus de jeunes américains souffrent de désordres mentaux
18 octobre 2010
Une étude américaine parue dans le magazine "The Independant" montre qu’un adolescent sur quatre a des troubles de l’humeur, du comportement ou souffre de phobies ou crises d’angoisse à tel point que cela influe sur son quotidien.
En effet, toujours selon l’étude, 51% des garçons et 49% des filles agés entre 13 et 19 ans avouent souffrir d’un ou plusieurs des troubles cités plus haut.
Il est important de noter que ces troubles se refléteront plus tard dans la vie adulte. C’est pour cette raison qu’il faut intervenir en amont et développer une prévention autour de ce sujet.
Lire l’étude (en anglais)