STOP SUICIDE a répondu à la procédure de consultation du Programme national alcool 2008-2012, lancée par l’Office fédéral de la santé publique.
STOP SUICIDE a essentiellement insisté sur deux éléments :
- nécessité d’intervenir face aux « devils bag » ;
- nécessité de prendre en considération le suicide comme conséquence éventuelle de la consommation d’alcool excessive des jeunes.
STOP SUICIDE a réagi extrêmement vivement contre les affiches politiques en vue des votations cantonales de Genève du 18 mai 2003. Celles-ci représentaient un pendu et comportaient des slogans suicidaires.
Stop suicide a d’abord écrit aux responsables des campagnes pour leur demander de changer leurs affiches. Ceux-ci n’ont, encore aujourd’hui, pas juger bon de répondre.
Ensuite, le 25 avril 2003, Stop suicide a écrit au Conseil d’État de la République et canton de Genève lui demandant de faire enlever ces affiches du domaine public.
Le suicide des adolescents dans nos sociétés n’est pas seulement un grave problème de santé publique, une des principales causes de mortalité – combien prématurée – des jeunes, il est aussi une profonde remise en cause de tout ce que nous aimerions créer : des êtres capables de faire face aux difficultés de la vie, des familles aimantes, des sociétés cohésives, des projets individuels et collectifs faits de courage et de joie. C’est dire que le phénomène du suicide des jeunes nous interpellent tous. Il m’interpelle en tant que ministre de la santé, mais tout autant en tant que ministre des affaires sociales, de la recherche et de l’éducation supérieure ; mais il m’interpelle d’abord en tant que personne, de femme sexagénaire, confrontée au mal de vivre éprouvé par de trop nombreux jeunes.
Nous devons avoir le courage de parler : parler, ce n’est pas inciter à l’acte mais c’est permettre de verbaliser un mal-être susceptible de conduire à un acte grave, afin d’éviter qu’il ne soit commis. Comme le disait justement Florian Irminger, le président de « SOS Suicide » dans l’émission « Mise au point » de la Télévision suisse romande dimanche dernier, « Apprendre la vie, c’est aussi apprendre la mort ». Ce déni, malheureusement, n’entoure pas seulement l’acte suicidaire mais aussi la maladie mentale et l’incompréhension qu’elle suscite.
Discours de Ruth DREIFUSS, conseillère fédérale, le 25 novembre 2001, lors du Congrès « No Suicide » à Genève
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Le suicide ne serait « pas entouré d’un silence gênant, comme le prétendent certains » déclarait le Président du Conseil d’État, M. Guy-Olivier Segond, à la scéance du Grand conseil le 22 septembre 2000. Or, comme il le soutiendra dans la suite de sa réponse à une Interpellation urgente de Mme Fabienne Bugnon, ce n’est pas « un et un seul » établissement postobligatoire qui n’a voulu entrer en matière avec nous, mais tout l’entourage du postobligatoire.
Est-ce « soutenir dans une large mesure » l’action Stop suicide, que d’envoyer deux affiches à chaque établissement du postobligaoire ?
L’ancienne députée Fabienne Bugnon, le 21 septembre 2000 a interpellé le Conseil d’État de la République de Genève. « Maintenir le silence me semble en tout cas être faux, car le suicide n’est pas un acte de courage mais bien un acte de désespoir et en parler permettrait peut-être d’éviter que les jeunes ne retournent le silence contre eux », dit Mme Bugnon.
La réponse du Conseil d’État est édifiante d’hypocrisie : « Le département de l’instruction publique considère que ce problème n’est pas entouré, comme certains semblent le croire, d’un silence gêné ou d’une chape de plomb », dit-il.