Armes à domicile
Protection face à la violence des armes

L’Initiative « Protection face à la violence des armes » vise à faire en sorte que les personnes autorisées et avec une formation adéquate puissent avoir une arme à la maison, mais personne d’autre. Elle vise également à ce que les armes militaires soient laissées par les soldats dans les arsenaux et ne puissent plus être gardées à la maison.
STOP SUICIDE s’implique, avec l’ensemble des organismes de prévention du suicide en Suisse, en faveur de cette Initiative, car elle est convaincue que son application permettra de réduire le nombre de suicides en Suisse.
STOP SUICIDE a publié un argumentaire complet en faveur de l’Initiative, car son application permettra de faire diminuer le nombre de suicides. Nous traitons d’abord des éléments factuels et présentons le lien entre l’accessibilité aux armes à feu et le nombre de suicides et du danger lié à l’accessibilité des armes pour les jeunes ; nous présentons ensuite la teneur et les effets de l’Initiative elle-même.
Le Conseil fédéral rejette l’initiative "Pour la protection face à la violence des armes"
16 décembre 2009
Mercredi 16 décembre 2009, le Conseil Fédéral a rejeté l’initiative populaire "Pour la protection face à la violence des armes" qui avait récolté 106’000 signatures et avait été déposée le 23 février 2009 à la Chancellerie fédérale.
STOP SUICIDE qui fait partie des 70 organisations membres de la Coalition de l’Initiative souhaite dénoncer cette décision.
Initiative sur les armes déposée
23 février 2009
Les 115’000 signatures récoltées en faveur de l’Initiative « Pour la protection face à la violence des armes » ont été déposées à la Chancellerie fédérale, lundi 23 février 2009.
Le suicide d’un jeune est souvent un suicide impulsif et la possession d’une arme rend le passage à l’acte plus rapide, voir permet le suicide qui n’aurait été commis avec une autre méthode. Florian IRMINGER, membre du Comité de STOP SUICIDE précise que « réduire l’accessibilité aux armes à feu permet en effet de diminuer le nombre total de suicides, en parti-culier chez les jeunes, selon la littérature scientifique ». Par ailleurs, selon Pauline BORSINGER, présidente du Comité de STOP SUICIDE : « Cette Initiative permettra la prise de mesures adéquates et raisonnables visant à créer un environnement favorable à la diminution du nombre de suicides. C’est un pas important de prévention du suicide des jeunes ! »
STOP SUICIDE se réjouit de l’aboutissement de cette Initiative et remercie chaleureusement les partis et organisations impliqués dans la récolte de signatures.
Le nombre de suicides par arme à feu peut être diminué
28 mars 2008
À l’aube de la Journée nationale de récolte de signatures du samedi 29 mars pour l’Initiative « Protection face à la violence des armes », la publication d’un article du chercheur Dr. Vladeta AJDACIC-GROSS confirme que le nombre de suicides par arme à feu peut être diminué. En Suisse, on compte près 1’400 suicides par année, dont environ 30 % sont commis avec une arme à feu.
51 % des Suisses favorables à un durcissement de l’accessibilité aux armes à feu
26 janvier 2008
Selon un sondage établi sur mandat de la Fédération sportive suisse de tir, une majorité de Suissesses et Suisses serait en faveur d’un durcissement de l’accessibilité aux armes à feu.
Ce sondage montre que 51 % des personnes interrogées s’expriment pour un durcissement de la loi sur les armes. 29 % des personnes s’expriment pour le statu quo. 20 % des personnes n’ont pas encore d’avis clair.
69 % des femmes au foyer et 59 % des personnes en formation s’expriment pour un durcissement de l’accessibilité aux armes à feu. Dans des foyers (domiciles) avec des militaires actifs ou d’anciens militaires, 48 % des personnes sont en faveur d’un durcissement, seulement 34 % étant contre et 18 % n’ont pas encore d’avis clair.
L’étude donne encore d’autres éléments intéressants qui permettent de montrer que les Suisses ne souhaitent plus que l’arme militaire soit donnée au soldat suite à son obligation de service et que la possession d’une arme doit être durcie pour les personnes n’étant pas de l’armée, tireurs sportifs ou chasseurs.
Sources :
Chef de l’armée suisse : « L’arme ne doit pas rester à la maison à tout prix »
13 janvier 2008
Le nouveau Chef de l’armée, le Commandant de corps Roland Nef, fait ses débuts en se déclarant prêt à envisager un retrait des armes de service du domicile des citoyens soldats.
Dans un entretien publiés par les hebdomadaires SonntagsBlick et Matin dimanche, Roland Nef affirme en effet que, si « le soldat doit disposer en service d’une arme et de munitions », il est « ouvert à toutes les solutions garantissant que l’arme soit rapidement disponible pour les tirs obligatoires et les cours de répétitions » et que « l’arme ne doit pas rester à la maison à tout prix ».
Armes : tout n’appartient pas aux libertés individuelles
11 janvier 2008
Ces dernières années, plusieurs associations sont sorties du bois pour opposer le principe de la liberté personnelle à diverses interdictions. Cette sacro-sainte liberté devrait - selon elles - permettre au citoyen de s’acheter le véhicule le plus polluant du marché, de posséder la race de chien la plus dangereuse ou de disposer d’un arsenal complet dans son grenier.
Peut-on, au nom de la liberté personnelle, revendiquer le droit de disposer d’une arme à feu sans raison objective ? Les récents faits divers qui ont vu la mort de plusieurs personnes dans des circonstances particulièrement macabres nous forcent à nous poser la question de la légitimité d’une telle revendication.
[…]
Sur la thématique des armes, les arguments des milieux opposés à l’initiative socialiste « Pour la protection face à la violence des armes » revendiquent ces libertés fondamentales pour justifier une forme de rapport de confiance entre l’Etat et le citoyen. Ainsi, retirer l’arme à ceux qui n’y opposent pas un usage réel devrait être taxé de mesure liberticide. Les problèmes soulevés sont pourtant bien réels : 300 morts par arme à feu en Suisse chaque année, cela n’est pas anecdotique.
Swiss Army Gun Victims Push Referendum, Even After Bullet Vote
8 octobre 2007
Tanja Vollenweider and her family had just built a house near Zurich when her husband lost his job at an insurance company. Two weeks later, the militia officer took his army-issued pistol into the forest and killed himself.
"It was Friday, we had had guests at home," Vollenweider, 35, said at her home in Daellikon. "My daughter saw him leaving with the weapon. She woke me up. We heard the shots."
Four and a half years later, Vollenweider and other gun control advocates yesterday won a victory when the lower house of parliament voted to bar Switzerland’s citizen soldiers from keeping ammunition at home. Their next goal is a national referendum on stricter gun laws.
Non aux armes en liberté !
11 septembre 2007
Ça y est, l’initiative populaire « Pour la protection face à la violence des armes » est lancée, et je vous invite à la signer ! Cible de cette initiative, les quelque 2,3 millions d’armes en quasi libre circulation dans notre pays, qui représentent un danger hélas avéré pour la société, et notamment pour les femmes.
Pour la protection face à la violence des armes
3 septembre 2007
Il est difficile de ne pas se sentir interpellée par la violence. Suivant fidèlement l’évolution de la société, elle se développe, change de formes, s’adapte et se modernise, mais ne diminue pas. Ainsi aujourd’hui, il n’est pas rare qu’elle s’exprime tout à fait gratuitement sans mobile apparent, par le simple désir d’affirmer une domination à travers les coups.
Signez et faites signer l’initiative sur les armes
3 septembre 2007
L’Initiative « Protection face à la violence des armes » est officiellement lancée ce lundi 3 septembre 2007. Dès le 4 septembre 2007, on pourra la signer et la faire signer !
Contrairement aux articles de ce week-end parus dans Le Matin dimanche et le Sonntagsblick à l’initiative du Parti socialiste, ce dernier n’est pas seul à lancer cette Initiative. Elle le fruit d’une vaste coalition d’organisations non gouvernementales et de plusieurs partis politiques de différentes tendances politiques.
Toutes les organisations de prévention du suicide de Suisse sont impliquées dans ce travail, puisqu’il a été démontré que diminuer l’accessibilité aux armes à feu permet de diminuer le nombre de suicides par armes à feu.
Signez et faites signer l’initiative :
Le fusil à la maison – « De quoi j’me mêle »
30 juillet 2007
Désarmer le citoyen-soldat ?
L’avis de Denis FROIDEVAUX, vice-président de la Société suisse des officiers, et de Florian IRMINGER, coordinateur de STOP SUICIDE.
Pour alimenter le débat, Marc GIOUSE a recueilli les témoignages de soldats, de politiciens et de passionnés de tir.
La FMH soutient l’initiative
7 juin 2007

La FMH – soit le corps médical suisse – soutient l’initiative écrit-elle dans un communiqué du 7 juin 2007.
Le principal objectif visé par la FMH, écrit-elle dans le communiqué de presse, est de faire diminuer les cas de suicide commis avec une arme et d’empêcher la violence domestique perpétrée par les armes. De nombreuses études prouvent qu’un contrôle plus sévère de la détention d’armes à feu, une baisse de la facilité d’accès à ces dernières et des lieux d’entreposage adéquats constituent des mesures appropriées pour atteindre cet objectif.
Le président de la FMH, Jacques de HALLER, a confirmé, dans Le Temps du 8 juin 2007, que selon les informations dont il dispose, tout tend à montrer qu’éloigner les armes de la maison permet de diminuer le nombre de suicide.
Lancement en vue de l’initiative « Protection face à la violence des armes »
26 mai 2007
Une large alliance comprenant une cinquantaine d’organisations commencera de récolter dès août les 125’000 signatures souhaitées.
Réunies aujourd’hui à Berne en assemblée plénière, une cinquantaine de partis et d’organisations ont confirmé leur volonté de lancer l’initiative populaire « Pour une protection face à la violence des armes ». La coalition de soutien de l’initiative est en effet suffisamment large pour démarrer l’opération.
Les personnes présentes ont souligné que les 2,4 millions d’armes à feu qui circulent pratiquement librement en Suisse aujourd’hui représentent un danger inacceptable pour la société, et notamment pour beaucoup de femmes. Quant au Parlement, il s’est incliné devant le lobby des armes à feu et a rejeté toutes les propositions visant à durcir la loi sur les armes et la législation militaire. Dans ces conditions, l’initiative populaire reste le seul moyen de rendre la législation plus conforme aux préoccupations et aux attentes de la société.
L’initiative populaire « Pour une protection face à la violence des armes » formule les trois revendications essentielles suivantes :
- Une clause du besoin et une formation adéquate sont exigées pour l’acquisition, la détention, le port, l’utilisation et la cession d’armes à feu et de munition.
- En dehors des périodes de service militaire, l’arme à feu des membres de l’armée est conservée dans des locaux sécurisés de l’armée. La cession d’armes à feu aux militaires après la fin du service est exclue.
- La Confédération tient un registre fédéral des armes à feu.
Une cinquantaine d’organisations se sont engagées à soutenir l’initiative en récoltant des signatures et / ou en fournissant un appui financer. Pour organiser la récolte de signature et la campagne de votation, ces organisations ont constitué une coalition de soutien.
La récolte de signatures elle-même devrait démarrer vers mi-août.