Sur STOP SUICIDE

Évaluation de STOP SUICIDE

Durant l’année 2006, trois personnes extérieures à STOP SUICIDE ont procédé à une évaluation de l’organisation, basée sur des entretiens de membres du réseau de prévention et de promotion de la santé.

Cette évaluation a été mandatée par STOP SUICIDE, financée partiellement par Promotion santé suisse, et menée de manière indépendante par trois chercheuses.

Évaluation de STOP SUICIDE : article dans « Santé publique »
1er septembre 2008

Michela Canevascini, Corinna Martarelli et Katia Lettieri, « Évaluation d’une association régionale de prévention du suicide en Suisse », Santé publique, volume 20, no 3

Les personnes chargées de l’évaluation de STOP SUICIDE en 2005 ont publié un article scientifique dans la dernière édition de la revue Santé publique. Cet article, après un état des lieux de la prévention du suicide en Suisse et du travail de STOP SUICIDE, présente les résultats de l’évaluation.
La conclusion générale est :
Dans un contexte suisse où les efforts faits en matière de prévention du suicide brillent plutôt par leur dispersion que par une planification réfléchie, les initiatives qui surgissent « d’en bas » se trouvent être déterminantes dans la dynamisation du débat sur la prévention du suicide ainsi que dans la sensibilisation du public au phénomène. Cette évaluation témoigne d’un besoin ressenti auprès du réseau romand de prévention du suicide à coordonner les efforts, afin d’atteindre une efficacité majeure, ce qui questionne directement les responsabilités de la Confédération dans ce domaine.
L’impact de cette recherche sur l’Association a globalement été positif. Notre présence en tant qu’actrices externes « observant » le travail des membres de l’Association, ainsi que notre interaction ponctuelle avec les membres actifs de l’Association, ont conduit à des modifications au niveau des actions de l’association et ont favorisé le développement d’un regard réflexif auprès des membres de l’Association.
Un point fondamental reste pourtant inexploré et concerne l’impact des activités de prévention sur les jeunes et sur la population en général. Est-ce que les jeunes parlent réellement plus facilement du suicide ? Est-ce qu’ils s’adressent, dans des situations de détresse, aux centres d’aide et d’écoute existants ? Comment les jeunes perçoivent-ils l’association, ses activités et le contenu de ses messages ? Ces questions restent ouvertes.

STOP SUICIDE s’engage pour la prévention du suicide des jeunes dans la région romande. Combattant le tabou du suicide, elle met en place

des programmes destinés aux jeunes et au grand public, visant à les équiper pour faire face au suicide.