STOP SUICIDE plaide en faveur de l’institution d’une activité de prévention du suicide. Au niveau communal, c’est :
- permettre de légitimer des actions de prévention et de sensibilisation qui n’ont que trop peu d’assise aujourd’hui,
- soutenir ceux qui œuvrent depuis longtemps pour la prévention du suicide dans le milieu médical, pour donner à leur service plus d’envergure et ne plus devoir mettre sur liste d’attente des jeunes qui souffrent.
C’est dans cette optique que STOP SUICIDE estime qu’il est primordial de commencer des sensibilisations et des préventions du suicide des jeunes dans les communes et avec la participation des services communaux. On peut en effet constater que les communes permettent des interventions de proximité.
Dans le canton de Genève, certaines communes ont même adoptés des résolutions ou des motions de prévention du suicide des jeunes. Ceci constitue un pas important, dans la mesure où il n’existe pas de base légale de prévention du suicide des jeunes au niveau fédéral ou dans les législations cantonales. Les communes qui ont adoptés des motions ou résolutions sont : Carouge, Chêne-Bougeries, Chêne-Bourg, Meyrin, Thônex, Vernier, Versoix. D’autres communes s’engagent également même si elles n’ont pas adoptés de textes particuliers.
De nombreuses communes de la région lémanique participent ainsi à la prévention du suicide en se joignant à la campagne menée à l’occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide du 10 septembre
Le canton de Vaud a publié en novembre 2008 un rapport sur sa politique en matière de santé mentale et son plan d’action pour la période 2007-2012.
Ce rapport rappelle la politique en matière de santé mentale du canton et développe les 5 objectifs de cette objectif, qui sont :
- Renforcement de la psychiatrie de liaison et de la coordination.
- Lutte contre les conduites suicidaires.
- Amélioration de la prise en charge des situations de violence.
- Amélioration de la prise en charge pédopsychiatrique.
- Handicap mental et psychiatrie.
Pour chacun de ces objectifs, des actions sont proposées et en ce qui concerne le suicide, nous pouvons lister :
- Suivi du traitement de l’information sur le suicide dans les médias.
- Formation des professionnels de première ligne.
- Prise en charge en milieu somatique des personnes ayant tenté de se suicider.
- Orientation téléphonique des urgences psychiatriques.
Cette volonté du canton est née suite aux constatations suivantes :
- Le suicide est une des causes majeures de mortalité chez les jeunes adultes dans la tranche d’âge 15-34 ans.
- Réduire l’accès aux moyens de suicide réduit la mortalité par suicide.
- La demande d’aide n’est pas évidente, ainsi que l’accès rapide aux soins appropriés.
- Il y a trop souvent récidive après une tentative de suicide.
- Les personnes à risques sont en contact avec les acteurs dit de première ligne, qui doivent savoir quoi faire face à la détresse d’une personne.
Vous pouvez accéder au plan d’action complet via le lien :
À la demande de l’Union nationale pour la prévention du suicide (UNPS), la Sofres a réalisé un sondage auprès des élus locaux (maires, conseillers généraux, conseillers régionaux), sur leurs perceptions et leur connaissance du phénomène suicidaire en France, et leurs opinions en matière de politique de prévention ainsi que sur l’action des associations dans ce domaine.
Cette enquête vient à la suite d’une première étude menée pour l’UNPS auprès de l’ensemble des Français sur ces thématiques en janvier 2000.