L’approche thérapeutique donnée à l’art est non seulement intéressante, mais aussi essentielle.
Intéressante, puisqu’on peut décrire une réelle méthodologie de l’« aide par l’art » ; l’art devient réellement une tentative de solution ! Essentielle, car les jeunes, a fortiori encore plus celles et ceuix qui « ne vont pas bien », ont besoin de trouver des moyens d’expression, des moyens de création. C’est tout cela l’art thérapie.
Mais, c’est aussi, par exemple, l’Atelier d’art à Genève. Existe-t-il idée plus brillante que celle d’allier l’expérience de vie d’une artiste et celle d’un travailleur de rue ? Tel est en effet le défi de Véronique KUPPER et Glenn BENOUDIZ, fondateurs de l’Atelier d’art : mettre l’« art au service du social ». Ce qui, dans la pratique, veut dire un atelier – dans lequel on peint, se faufilent des sculpteurs, dans lequel brillent des graphistes en herbe – aux portes toujours ouvertes. Ainsi, chacun peut y venir, y pratiquer de l’art, s’y trouver peut-être une raison de vivre, y trouver certainement un moyen de s’exprimer.
Mais tout ceci, pas n’importe comment. En effet, c’est un travail qui est entamé : c’est une artiste qui explique que, quelque soit l’art, quelque soit le style, quelque soit le goût, il faut respecter « certaines règles » et utiliser des « méthodes certaines », même s’il est aussi vrai qu’à l’Atelier d’art on peut aussi réinventer ; c’est aussi un assistant social qui « accompagne la création, qui sait que s’exprimer peut être plus qu’un « simple » tableau.
Bref, l’art c’est, pour certains, une sorte de thérapie.
