Vivre son art. On peut facilement donner des exemples : que ce soit Mano Solo qui trouve l’espoir de vivre malgré le SIDA, par sa musique (site Internet), ou encore Antoine Percheron qui, avant sa mort, a trouvé, dans l’écriture, un moyen de lutter contre sa tumeur du cerveau, comme il le livre dans Végétal (L’Escampette, 2001).
Les jeunes doivent avoir des moyens d’expression aussi larges que possible, notamment artistiques. Avec la première marche silencieuse, nous avions édité un petit cahier de textes ; lors de la deuxième marche silencieuse, nous avions édité un hors-série de l’Écho informatif, également empli de textes ; s’exprimer aide donc toujours (marches) !
C’est au-delà de la « simple » création que nous voudrions aller : croire qu’il est question, dans l’acte de créer, simplement de gagner de l’argent, n’est pas vrai, il y a un véritable besoin d’expression.
Art de vivre. L’utilisation de l’art est un moyen de reconnaître sa tristesse ou sa joie : ne plus considérer la tristesse « comme une faute punissable mais comme un mal involontaire » a pu se faire, pour le « héros » de la Recherche du temps perdu, par une reconnaissance.
Mais nous voulon aussi une réflexion plus globale : notre société laisse-t-elle réellement une place à l’art ? l’art n’est-ce pas l’unique solution pour certains dans notre société ?
